Willy Ronis

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La photo était devenue une grande passion... Mais celles que je réalisais n’avaient aucun intérêt. Vers 25 ans, je me suis mis à lire tous les magazines spécialisés. Je dévorais des yeux les photos des grands maîtres... Elliot Erwitt, Brassaï, Eugène Atget, Edouard Boubat, Pierre Le Gall (pour son humour), Jean-Loup Sieff, Jean-Philippe Charbonnier, Sabine Weiss, Robert Doisneau que j’ai croisé une fois à Paris sur le pont des Arts, Henri Cartier-Bresson, Izis et surtout Willy Ronis qui est mon préféré parce que ses photos respirent la tendresse, l'émotion... C’est grâce à lui que j’ai compris ce que je voulais faire (souvent sans y parvenir) et surtout ce que je ne voulais pas faire.
J’ai toujours voulu rencontrer Willy Ronis mais je n’ai jamais osé l’aborder. Et puis un jour, beaucoup plus tard, à Paris il accordait une séance de dédicaces pour l’un de ses livres de photos. Grand souvenir… J’étais très ému quand je lui ai fait une grosse bise sur les deux joues. Il était vraiment adorable… Je regrette de ne pas avoir pu le rencontrer avant. A la terrasse du café où il attendait, j’ai pris cette photo et la serveuse m’a reproché de la faire sans demander sa permission. Je lui ai répondu que le monsieur qui était assis là avait fait ça toute sa vie. Ne pas demander la permission. Il a sourit. C’est ce jour-là aussi que j’ai fait la connaissance de Seb, venu lui aussi rencontrer Willy Ronis…
Ah j’oubliai… j’ai appris récemment que Willy Ronis venait tous les ans en Touraine à Montlouis sur Loire passer 15 jours chez l’un de ses amis, sculpteur. A CINQ KILOMÈTRES DE CHEZ MOI…